Vendée Globe 2008 - 1 heure et 19 minutes ...
... entre Sam Davies et Marc Guillemot, après 28300 milles parcourus !
Sam Davies remporte non seulement la quatrième place du Vendée Globe à bord de Roxy (l’ancien bateau de Michel Desjoyeaux et Vincent Riou), mais aussi l’admiration d’un large public. Elle ne faisait pourtant pas partie des favoris de la course, mais elle a bataillé férocement pour gagner sa quatrième place parmi la flotte des 30 IMOCA 60’.
« Si quelqu’un m’avait dit que je finirais la course aussi bien placée, je ne l’aurais pas cru » déclare t’elle devant le public et sa famille. « Je n’en reviens pas d’avoir fait le tour du monde en solitaire ! J’ai tout mis en œuvre pour que cela se passe bien et j’y suis arrivée » dit-elle tandis que l’on annonçait l’arrivée de Marc Guillemot qui allait prendre la 3ème place de la course. [Si Marc Guillemot parvenait à franchir la ligne d’arrivée avant 3H41 ce lundi matin, il hériterait du podium – grâce au temps compensé pour le sauvetage de Yann Elies - Dans le cas inverse, c’est Samantha Davies (Roxy) qui conserverait la troisième place.]
Le public français était venu en nombre pour l’accueillir et féliciter sa joie de vivre et son talent dont elle a fait preuve pendant toute la course. Elle devient une « référence » pour la jeune génération qui la suit et n’hésite pas à leur livrer l’un de ses conseils « Ne pas cesser de travailler durement car les efforts finissent toujours pas payer ».
Marc Guillemot s’adjuge quant à lui la troisième place de ce Vendée Globe, avec seulement quatre-vingt minutes d’avance sur Samantha Davies. Il relève un véritable défi puisqu’il termine la course sans la quille de son bateau. « Après la collision avec un mammifère marin, j’avais appelé mon équipe, pour dire que la quille faisait des à-coups. Puis le problème s’est intensifié. J’avais les conseils des architectes de Safran pour faire des brêlages , mais c’était presque mission impossible. Quand elle a cassé, un vrai soulagement. J’ai crié « ouf ». À partir de là, bien sûr, j’avais la ligne d’arrivée et la course dans la tête. Il a fallu remettre le bateau d’aplomb, puis reprendre la route ».
Incidences salue les concurrents pour leurs performances humaines et technologiques …